ACADÉMIE DE MONTAUBAN, SCIENCES, BELLES-LETTRES, ARTS, ENCOURAGEMENT AU BIEN

 

 

Adresse: Maison de la Culture Rue du Collège 82000 Montauban

Tel: 05 63 91 34 50

Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site internet : www.academiemontauban.fr

 

 

Bureau

composition du bureau en exercice  depuis le 1-01-2016 :


                - Président : Philippe BECADE

                - Vice-président : Jean-Luc NESPOULOUS

                - secrétaire : Jean LUIGGI

                - Trésorier : Yves RIPOLL

 

Historique

 

Quels concours de circonstances ont contribué à la naissance, puis à l’épanouissement de l’Académie de Montauban ? En tout premier lieu, la tenue d’assemblées littéraires, dès le XVIIème siècle, animées principalement par des religieux, révèlent un terreau favorable. Ensuite, l’on doit la reconnaissance de cette institution à des noms prestigieux. Enfin, des productions viennent parfaire le tout, prouvant une activité littéraire jamais démentie.

 

Né à Paris en 1618, ami de Cyrano de Bergerac et comme lui, mousquetaire du roi, son activité libertine se termine en 1641. Il embrasse alors la carrière juridique, et occupe la fonction d’avocat au Conseil du roi, jusqu’en 1656, date de la mort de son compagnon. Il entreprend une carrière ecclésiastique : soutenu par Mgr de Bertier, il est nommé au secrétariat de l’évêché de Montauban. Devenu chanoine, puis grand prévôt, il lutte contre le calvinisme. Il publie son Histoire de la ville de Montauban (1668) et crée un corps littéraire qui se réunit dans la demeure du magistrat montalbanais, M. Darassus, dans la vallée du Tescou, à Tempé. Sous le nom de Promenades de Tempé, Le Bret indique le contenu philosophique et littéraire de ces assemblées.

Jean-Jacques Le Franc de Pompignan et la Société littéraire, puis Académie de Montauban

Natif de Montauban depuis 1709, il y est nommé avocat général à la Cour des Aides en 1730. Brillant orateur, il fonde en 1730 une Société littéraire, poétique avant tout, qui suscite quelques jalousies. Les séances s’espacent pour être interrompues, avant de renaître avec éclat en 1740 (entre temps, Le Franc avait donné sa tragédie de Didon au Théâtre Français). Dès 1741, il entreprend des démarches auprès du roi qui lui permettent de tenir des assemblées publiques et de célébrer, avec Mgr de Verthamon, la fête de Saint-Louis, choisi comme patron, le 25 août 1742, à l’évêché. Il en résulte un premier recueil imprimé chez Forest, à Toulouse en 1743 et, le 19 juillet 1744 à Dunkerque, la signature par Louis XV, des lettres-patentes instituant à Montauban l’Académie des Belles-Lettres. Celle-ci se composait de trente membres titulaires (dont le premier consul de la ville comme académicien-né) et de membres associés étrangers (limité à dix). Un cérémonial est institué, tout comme un concours littéraire annuel. Le sceau de l’Académie représente le saule des armoiries de la ville, poussant de sa tige une branche de laurier, avec ces mots de Virgile : « Miraturque novas frondes » (Admire les frondaisons nouvelles).

L’interdit de la Convention Nationale

Le 8 août 1793, un décret de la Convention Nationale supprime, purement et simplement, les sociétés littéraires et les académies. Cette nouvelle situation, mal acceptée, entraîne des réunions discrètes et un élargissement de la compagnie en faisant appel à des correspondants illustres, tels que Bonaparte ou Ingres.

Pierre-Toussaint Aillaud et l’Athénée de la jeunesse

De Montpellier où il naît en 1759, il est conduit à Montauban, et suit des études au séminaire pour devenir prêtre. Distingué par Mgr de Breteuil, il est nommé chanoine à la cathédrale. Auteur de nombreux poèmes, dont un couronné par l’Académie de Montauban, il est un des fondateurs de la Société des sciences et des arts de Montauban (1796). En 1799, il crée l’Athénée de la jeunesse, établissement destiné à rassembler les vocations poétiques. Plus tard, il devient professeur de rhétorique au Collège de Montauban (1808), pour être enfin appelé à la place de bibliothécaire de la ville (1821).

La nouvelle Société sous le Consulat

Sous le Consulat, une nouvelle Société voit le jour, dénommée Société des Sciences et des Arts du département du Lot, séante à Montauban, puisque Cahors devient la préfecture. En même temps disparaissent les Belles-Lettres qui, pendant un demi-siècle, ont fait la gloire de l’Académie de Montauban.

La Société du nouveau département

Une période de transition va se poursuivre, sans éclat, jusqu’à la création du département de Tarn-et-Garonne, et le rétablissement du diocèse de Montauban en 1808. En 1810, la Société retrouve un peu la « sève géorgique » de ses origines, pour prendre le nom de Société des Sciences, Agriculture de Tarn-et-Garonne, et pendant plus de cinquante ans, elle publie sous ce vocable, un bulletin riche et apprécié.

Le 27 juin 1867, en séance publique, le président de Broca retrace l’historique de la Société qui retrouve les Belles-Lettres, pour devenir la Société des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Tarn-et-Garonne.

Reprise de l’ancienne appellation

Il faut attendre 1883 pour reprendre l’ancien titre d’Académie des Sciences, Arts et Lettres, de Tarn-et-Garonne. En 1888, paraît un très précieux document dû à Emerand Forestié : « La Société littéraire et l’ancienne Académie de Montauban ».
Le 20 décembre 1920 enfin, l’Académie prend le titre qu’elle porte désormais : Académie de Montauban (Sciences, Belles-Lettres, Arts, Encouragement au Bien).